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Intel investit 5 milliards d’euros pour muscler ses capacités d’IA en Europe

Intel détaille un investissement en capital de 5 milliards d’euros dans son campus irlandais de Leixlip pour accroître sa production européenne et répondre à la demande croissante en IA et en calcul à haute performance.

Le fabricant de puces indique que l’extension, entamée en début d’année, consiste à moderniser les installations de fabrication et à installer des équipements de production de pointe pour la fabrication de ses processeurs Intel Xeon 6 et des processeurs Xeon de prochaine génération, selon le nœud de procédé avancé Intel 3.

Intel précise que ces puces sont de plus en plus indispensables pour alimenter les installations liées à l‘IA, et que le programme d’investissement créera des emplois permanents dans la haute technologie.

Naga Chandrasekaran, vice-président exécutif d’Intel Foundry, décrit cet investissement comme un « engagement décisif en faveur de la maximisation des capacités » pour ses clients de fonderie, ajoutant que la mise à niveau du site contribuera à maintenir l’Irlande « à la pointe des écosystèmes de fabrication les plus avancés au monde ».

Cette initiative s’aligne sur les objectifs de souveraineté technologique de l’UE. Intel a investi plus de 30 milliards d’euros en République d’Irlande depuis 1989. Le site de Leixlip emploie actuellement 4 900 personnes.

La société s’efforce de revitaliser son activité de fabrication et de s’imposer dans le secteur en plein essor de la fonderie. En avril, elle a rejoint le projet de puces IA Terafab d’Elon Musk, visant à créer des processeurs pour des centres de données orbitaux et des robots.

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La Suisse ouvre une enquête antitrust contre Google

L’autorité suisse de la concurrence a ouvert une enquête préliminaire antitrust contre Google après la suppression de la fonctionnalité Android Choice Screen pour les utilisateurs suisses configurant un appareil Android.

Le Secrétariat de la Commission de la concurrence (COMCO) accuse Google d’avoir abandonné cet écran de choix pour les utilisateurs en Suisse, tout en continuant à le proposer dans l’Espace économique européen (EEE). Cet écran permet aux utilisateurs de choisir leur moteur de recherche par défaut lors de la configuration d’un nouvel appareil.

Les utilisateurs suisses se voient désormais présenter Google Search comme option par défaut sans cet écran de choix. Le régulateur estime que cette situation pourrait renforcer la position du géant de la recherche en réduisant la visibilité des fournisseurs concurrents et en « renforçant les barrières à l’entrée » à une étape clé de la configuration des appareils.

La COMCO a également relevé que le maintien de la fonctionnalité dans l’EEE créait une « inégalité de traitement… alors même que les enjeux concurrentiels sont comparables ».

Évaluation globale

L’enquête préliminaire vise à déterminer si le comportement de Google enfreint la loi suisse sur les cartels, au titre de laquelle la COMCO peut infliger des amendes pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires de la société en Suisse sur les trois années précédentes.

« Nous nous réjouissons de coopérer pleinement avec l’autorité pour répondre à ses questions », a déclaré un porte-parole de Google à Reuters.

Bien que l’enquête porte sur Android, le régulateur a ajouté que ses conclusions pourraient également être pertinentes pour l’évaluation des pratiques liées aux paramètres par défaut sur d’autres appareils mobiles.

Plus tôt cette année, l’Autorité de la concurrence et des marchés (CMA) britannique avait ouvert une enquête antitrust similaire sur l’écosystème mobile de Google.

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Les restrictions sur les réseaux sociaux bénéficieraient aux ados britanniques

Une étude commandée par le département britannique des Sciences, de l’Innovation et de la Technologie (DSIT) montre que les adolescents ayant participé à un projet pilote de restriction des réseaux sociaux ont signalé une amélioration de leur sommeil, de leur concentration et de leur vie de famille.

Pour cette étude, le cabinet de recherche Savanta a suivi 309 foyers pendant un mois, en testant trois approches : une limite quotidienne de 15 minutes par application, un couvre-feu nocturne de 21h à 7h, et la suppression complète de certaines applications.

Les participants des trois groupes ont signalé un meilleur sommeil, une concentration améliorée, plus de temps consacré aux études et une plus grande interaction avec les membres de la famille, avec un impact variant selon le niveau de restriction.

Le couvre-feu nocturne a produit les bénéfices les plus constants sur le sommeil et était la restriction la plus facile à maintenir, au point que de nombreuses familles ont continué à l’appliquer après la fin du projet.

L’interdiction complète des applications a produit les gains les plus importants en termes de concentration, mais a causé le plus grand bouleversement dans la vie sociale des adolescents, qui s’appuient sur des plateformes comme Snapchat pour maintenir leurs relations amicales et s’organiser.

La limite quotidienne de 15 minutes a favorisé un usage plus réfléchi mais est restée la moins populaire, beaucoup la trouvant trop courte pour des interactions significatives.

L’étude n’en a pas moins constaté que les adolescents contournaient souvent les restrictions via d’autres appareils, des VPN ou de fausses déclarations d’âge. « Cela ne sert à rien de l’interdire parce qu’on va trouver un moyen de contourner de toute façon », a ainsi déclaré un adolescent de 14 ans.

Norme sociale

À noter que ce projet pilote avait été commandé avant que le Premier ministre britannique sortant Keir Starmer n’annonce son intention d’interdire aux moins de 16 ans l’accès à des plateformes comme Snapchat, TikTok, Instagram, YouTube, Facebook et X dans tout le pays, affirmant vouloir « rendre leur enfance aux enfants ».

Les participants ont globalement approuvé une forme de restriction, mais ont préféré des règles progressives selon l’âge. Le rapport avertit que sans alternatives, les restrictions risquent de pousser les adolescents vers d’autres écrans. « On ne peut pas enlever quelque chose sans proposer quelque chose pour le remplacer », a résumé un parent.

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La CE approuve 659 millions d’euros d’aide allemande pour les semi-conducteurs

La Commission européenne (CE) a approuvé 659 millions d’euros d’aides d’État allemandes pour financer quatre nouvelles installations de semi-conducteurs, dans le cadre du règlement européen sur les semi-conducteurs (Chips Act 2.0).

Le bras exécutif de l’Europe suggère que ces mesures contribueront à renforcer la position et l’autonomie de l’Union européenne (UE) dans la chaîne de valeur des semi-conducteurs, en soutenant « la construction d’installations inédites en leur genre ».

L’Allemagne accordera des subventions directes de respectivement 353 millions d’euros, 214 millions d’euros, 74,4 millions d’euros et 17,9 millions d’euros pour la construction des quatre installations.

Le montant le plus important sera investi à Baesweiler, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, sur un site de production d’épi-tranches en carbure de silicium. La CE indique que ce nouveau type de semi-conducteur devrait trouver des applications dans de nombreux secteurs, dont l’automobile, l’industrie, les télécoms et l’énergie.

Effet positif

Tous les bénéficiaires se sont engagés à ce que les projets aient des effets positifs sur la chaîne de valeur européenne des semi-conducteurs et renforcent la collaboration avec les universités et les établissements de recherche. Ils ont également promis d’honorer les commandes par ordre de priorité, de développer des programmes de formation spécialisés et de partager les bénéfices liés aux projets avec l’Allemagne.

Pour la CE, l’évaluation du plan conclut que les mesures favoriseraient le développement de l’activité économique en créant des capacités en Europe, avec un impact limité sur la concurrence et les échanges au sein de l’UE, et un effet positif sur le secteur européen des semi-conducteurs.

Ces décisions sont les 15e à 18e adoptées au titre du premier Chips Act et du Chips Act 2.0. Les aides cumulées accordées dans ce cadre s’élèvent à environ 14,2 milliards d’euros.

« En soutenant l’innovation dans les semi-conducteurs, nous renforçons notre souveraineté technologique et la compétitivité de l’Europe », souligne Teresa Ribera, vice-présidente exécutive de la CE.

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