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Les patrons de l’IA poussent le G7 à soutenir une coalition menée par les États-Unis

Dario Amodei, PDG d’Anthropic, et Demis Hassabis, PDG de Google DeepMind, auraient plaidé lors du sommet du G7 pour une coalition menée par les États-Unis chargée d’élaborer les règles mondiales de l’IA, alors qu’Anthropic reste engagée dans des négociations avec l’administration Trump au sujet des contrôles à l’exportation sur ses derniers modèles.

Lors d’un déjeuner à huis clos au sommet du G7 auquel assistait le président Trump et d’autres dirigeants mondiaux, Dario Amodei aurait appelé, selon CNBC, à une coopération internationale portant sur l’accès structuré aux modèles frontier, un cadre commercial pour les puces et composants critiques excluant la Chine, et des réponses coordonnées aux risques de l’IA dans les domaines de la cybersécurité, du bioterrorisme et du renseignement.

Sam Altman, PDG d’OpenAI, aurait quant à lui appelé à la création d’un forum international formel chargé d’établir des normes de test reconnues mondialement, de fournir une analyse impartiale des capacités et risques de l’IA, et de servir de cadre de coopération entre les nations, selon un document de briefing d’OpenAI.

Selon des témoins informés des discussions, le Premier ministre canadien Mark Carney aurait accepté que les États-Unis puissent diriger une telle coalition.

Outre Donald Trump, le secrétaire au Trésor Scott Bessent, le secrétaire au Commerce Howard Lutnik et le secrétaire d’État Marco Rubio assistaient également à la réunion.

Anthropic interdit d’export

En toile de fond des discussions sur l’IA, les contrôles à l’exportation imposés par l’administration Trump sur les modèles Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropic sont entrés en vigueur le 12 juin, après que le gouvernement a invoqué des préoccupations de sécurité nationale.

Plusieurs médias rapportent qu’Anthropic est actuellement en négociations avec l’administration Trump sur cette directive.

Le Financial Times indique que la décision américaine a alarmé aussi bien les gouvernements européens que la Silicon Valley, soulevant des craintes que même les nations alliées puissent se voir couper l’accès à l’IA de pointe.

Emmanuel Macron a observé que le différend Anthropic clarifiait les enjeux, avertissant que si les États-Unis pouvaient « du jour au lendemain couper le robinet », cela nuirait à terme aux sociétés américaines pesant des milliers de milliards de dollars qui dominent la course mondiale à l’IA.

Le Président français a appelé à un renforcement de la réglementation de l’IA et à une plateforme de coopération démocratique pour établir des normes communes. Toujours selon des témoins informés des discussions, le Premier ministre indien Narendra Modi a souligné que les nations démocratiques avaient besoin d’accéder aux modèles frontier pour protéger leurs infrastructures critiques.

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Orange et le CEA jettent les bases de réseaux natifs IA

Orange et le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) lancent un laboratoire commun pour explorer les communications sémantiques, une technologie conçue pour réduire le trafic de données et la consommation énergétique dans les réseaux futurs pilotés par l’IA.

Baptisé AI-Native Communications, ce laboratoire fonctionnera cinq ans et développera des technologies et applications de communications sémantiques. Celles-ci privilégient la compréhension du sens ou du contenu d’un message par le destinataire, même si les données reçues ne sont pas strictement identiques à celles envoyées. C’est une rupture par rapport aux transmissions conventionnelles, où les réseaux visent à reproduire les bits parfaitement et traitent toute altération comme une erreur.

Les partenaires indiquent que cette approche pourrait réduire le volume de données échangées sur les réseaux, diminuant ainsi la consommation énergétique et les besoins en infrastructure. La technologie pourrait également soutenir la communication entre agents IA, appelés à jouer un rôle croissant dans les architectures réseaux de demain.

Le laboratoire associera également les travaux de recherche d’Orange et du CEA pour étudier l’évolution des réseaux, créer des représentations sémantiques partagées entre modèles d’IA et contribuer aux futurs travaux de normalisation.

Dévoilée lors du salon VivaTech à Paris par Christel Heydemann, directrice générale d’Orange, et Anne-Isabelle Etienvre, administratrice générale du CEA, en présence d’Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’IA et du numérique, cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de renforcement de la souveraineté française et européenne sur les technologies de réseaux intelligents du futur.

« À travers ce laboratoire commun avec le CEA, Orange réaffirme son engagement à bâtir les réseaux du futur : plus intelligents, plus sobres et nativement conçus pour l’intelligence artificielle, explique Lyse Brillouet, directrice de la Recherche d’Orange. C’est une étape clé pour concilier la performance de nos infrastructures avec l’exigence de réduire notre empreinte carbone pour demain. »

« Les communications sémantiques constituent une rupture majeure dans la manière dont les réseaux de demain traiteront l’information, ajoute Anne-Isabelle Etienvre. En unissant nos expertises, nous affirmons une ambition claire : permettre à l’Europe de concevoir et d’influencer les standards technologiques. »

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Nokia fournit la 5G tactique aux blindés de KNDS

KNDS a profité du salon Eurosatory 2026 à Vincennes pour annoncer la signature d’un contrat avec Nokia Defense. L’équipementier finlandais va déployer à bord des blindés des capacités 5G destinées à améliorer les communications des soldats et à interconnecter les systèmes autonomes.

Le contrat porte sur l’utilisation de l’éventail de solutions Banshee de Nokia Defense pour combler les lacunes de communication sur le champ de bataille.

Nokia précise que les systèmes Banshee seront intégrés au véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI, en dotation dans l’Armée de terre) de KNDS, afin d’assurer une connectivité 5G sécurisée et à haut débit depuis le véhicule jusqu’aux soldats débarqués et aux systèmes robotiques déployés sur le terrain. Nokia décrit ce dispositif comme conçu pour accompagner la « transition depuis les véhicules blindés vers des environnements de mission complexes ».

L’intégration doit permettre des « opérations plus réactives et mieux coordonnées », répondant aux exigences des conflits modernes qui supposent une « communication continue entre de nombreux systèmes habités et non habités ».

Le problème de connectivité visé concerne les communications avec le personnel une fois celui-ci débarqué du véhicule. Nokia explique que la 5G y répond, tout en posant les bases des échanges de données nécessaires au contrôle des systèmes robotiques.

« Les données fiables en temps réel sont désormais indispensables aux opérations militaires », souligne Ari Kynäslahti, directeur de Nokia Defense.

« À Eurosatory, nous montrons comment la connectivité devient un élément central des opérations terrestres du futur, renchérit Nicolas Groult, PDG de KNDS France. Avec Nokia Defense, partenaire sélectionné pour son leadership technologique dans les  communications tactiques, nous démontrons comment des communications tactiques de nouvelle génération peuvent être pleinement intégrées à notre VBCI éprouvé et déployées là où le besoin se fait sentir, pour améliorer les résultats opérationnels sur le champ de bataille d’aujourd’hui et de demain. »

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Alibaba Cloud étend à la France son offensive sur l‘IA agentique

Alibaba Cloud lance une région cloud en France avec deux zones de disponibilité à Paris, dans le cadre d’un plan de déploiement de services IA agentiques à destination des entreprises sur les marchés européens plus tard dans l’année.

Cette initiative marque le troisième pôle européen du géant chinois, après ses infrastructures en Allemagne et au Royaume-Uni.

Cette région entièrement opérationnelle offre aux clients européens des services cloud d’entreprise couvrant le calcul, le stockage, la conteneurisation, la mise en réseau, la sécurité, les bases de données et les outils de développement.

Ce lancement étend le réseau mondial d’Alibaba Cloud à 105 zones de disponibilité dans 32 régions.

Le déploiement en France s’inscrit dans la dynamique des pays européens souhaitant héberger leurs propres centres de données et régions cloud plutôt que de dépendre de sociétés américaines comme Google, Microsoft et Amazon Web Services.

Conçue dans le respect de la souveraineté des données, l’infrastructure parisienne d’Alibaba Cloud est prévue pour se conformer aux cadres réglementaires européens en matière de confidentialité des données, de cybersécurité et de résilience.

Alibaba Cloud note que cette nouvelle région en France intervient alors que la demande européenne s’accélère dans des secteurs comme la distribution, le développement logiciel, les plateformes créatives pilotées par l’IA et les technologies sportives.

La suite de services IA agentiques de la société comprend AgentRun, une plateforme de développement intégrée pour les agents IA ; STAROps, une plateforme d’exploitation intelligente ; et ACS Agent Sandbox, qui offre une isolation de sécurité au niveau matériel tout en réduisant les coûts opérationnels.

La société déploie également Agent Security Centre, AI Security Guardrails 2.0 et Agentic SOC dans cette région. Ensemble, ce portefeuille est conçu pour couvrir l’ensemble du cycle de vie des agents, du développement et du débogage jusqu’au déploiement et à la sécurité.

« Cette expansion, ainsi que l’introduction de nos services d’IA agentique en Europe, s’aligne sur notre stratégie plus large visant à apporter notre écosystème IA + Cloud en pleine pile à nos clients mondiaux alors que nous entrons dans l’ère agentique », explique Feifei Li, directeur technique et président des activités internationales d’Alibaba Clou.

L’année dernière, Eddie Wu, PDG du groupe Alibaba, avait pris l’engagement de construire des « capacités technologiques en pleine pile (full stack) » couvrant la conception de puces IA, l’infrastructure, les services cloud et le développement de modèles.

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Ericsson pousse les feux sur la recherche 6G en France

Ericsson maintient la cadence dans la course à la 6G, tout en détaillant séparément une démonstration réalisée lors du récent Grand Prix de Formule 1 au Japon, qui montre que la 5G reste au cœur de ses priorités.

Le groupe indique que les travaux d’optimisation de la consommation énergétique du RAN dans le cadre du programme Intention 6G ont atteint leur mi-parcours. Cette initiative de 12 millions d’euros contribue aux objectifs de décarbonation fixés par le plan France 2030 et est cofinancée par Bpifrance.

Ericsson explique que le projet vise à délivrer une consommation énergétique optimale du RAN tout en répondant aux besoins du trafic 5G et 6G.

L’IA joue un rôle central, en pilotant l’automatisation des fonctions réseau, la gestion dynamique de l’énergie et le développement d’une infrastructure capable d’adapter sa consommation d’électricité de façon autonome.

Cette arrivée mi-chemin signifie qu’Intention 6G entre dans une phase de définition des premiers « blocs fondateurs ».

Christian Leon, directeur général d’Ericsson Europe de l’Ouest, souligne que ce projet illustre comment le centre de R&D français du groupe collabore avec des entreprises locales pour développer des réseaux capables de répondre aux « cas d’usage critiques et aux transformations numériques de demain ».

France 2030 est un programme d’investissement de 54 milliards d’euros couvrant la décarbonation par l’innovation technologique et la promotion d’entreprises dans des secteurs industriels clés.

Ericsson souligne que ce programme de recherche démontre les bénéfices d’une large collaboration rendue possible par les partenariats public-privé.

5G SA toujours en course

Par ailleurs, Ericsson Japan et SoftBank Corp ont mené un essai de 5G SA lors du Grand Prix de F1 FIA disputé sur le circuit de Suzuka en mars.

Les deux partenaires ont déployé cinq tranches réseau indépendantes, dont l’une utilisait le millimétrique (mmWave) pour renforcer la connectivité du site. Ce dispositif a permis d’optimiser la qualité pour des cas d’usage spécifiques.

Ils ont déployé des équipements Massive MIMO tribande et diverses antennes millimétriques, et mené une « conception détaillée du réseau » : le débit en liaison descendante a été multiplié par 4,1 et en liaison montante par 14,6, par rapport aux performances dont bénéficiaient les utilisateurs de SoftBank lors de l’événement en 2025.

Certaines stations de base ont eu recours à l’auto-optimisation pour affiner les performances de tranches réseau individuelles à partir de mesures qualité relevées toutes les minutes.

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