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OpenAI, Anthropic et Google DeepMind se concertent sur la sécurité de l’IA

OpenAI aurait confirmé avoir échangé sur la sécurité de l’IA avec ses rivaux Anthropic et Google DeepMind pendant plusieurs semaines, dans un contexte de préoccupations autour des risques posés par des modèles de plus en plus performants.

Chris Lehane, responsable des politiques publiques mondiales chez OpenAI, a estimé sur CNBC que la start-up d’IA ne pense pas que les entreprises aient besoin d’une dérogation antitrust pour se coordonner sur la sécurité, jugeant la collaboration préférable à des approches séparées.

S’exprimant le 15 septembre à Washington, Chris Lehane a ajouté qu’OpenAI soutiendrait une législation bipartisane visant à limiter les risques catastrophiques liés à l’IA.

Google DeepMind et Anthropic n’ont pas répondu aux sollicitations de CNBC, laissant OpenAI seule à confirmer ces échanges.

Les développeurs appuient sur le frein

Ces échanges surviennent après que plusieurs dirigeants du secteur ont publiquement appelé à ralentir le rythme de développement de l’IA de pointe.

Le directeur général d’Anthropic, Dario Amodei, a affirmé dans un essai publié le 12 septembre que les laboratoires de pointe devraient délibérément ralentir les gains de capacités. Il a averti qu’un essaim d’agents d’IA de plus en plus performants pourrait prendre le contrôle d’internet via un « réseau de zombies » (botnet) persistant d’ici six à douze mois.

Dario Amodei a proposé d’intégrer des évaluateurs indépendants au sein des laboratoires d’IA, d’adopter des normes de sécurité communes entre développeurs des pays démocratiques et de mettre en place une coordination réglementaire internationale.

Le directeur général d’OpenAI, Sam Altman, a soutenu cet appel à ralentir le développement de pointe. Il a qualifié d’« excellente » l’idée d’évaluateurs indépendants disposant d’un accès comparable à celui des salariés et indiqué qu’OpenAI adopterait la même approche. Il a ensuite précisé que ralentir ne signifiait pas arrêter le développement.

Sam Altman a également écarté l’idée d’une introduction en Bourse d’OpenAI en 2026, déclarant à Fortune que les préoccupations de sécurité rendaient ce moment mal choisi pour une entrée en Bourse.

Trump ne veut pas d’un ralentissement

Le président américain Donald Trump a cependant rejeté les appels à un ralentissement, estimant que des « forces très négatives » exagéraient les risques et affirmant que les États-Unis devaient préserver leur avance sur la Chine en matière d’IA.

La Chine a également balayé la proposition. Son ministère des Affaires étrangères a appelé à « une approche ouverte, inclusive et bienveillante » de l’IA, tandis que le journal d’État Global Times a qualifié le plan de Dario Amodei de « manuel de Guerre froide » destiné à contenir les ambitions du pays.

OpenAI précise que les échanges entre entreprises avaient débuté avant la publication de l’essai de Dario Amodei et avant la démission publique d’un ancien chercheur d’Anthropic, motivée par l’approche adoptée par les principaux laboratoires d’IA.

Ces échanges font suite à une proposition formulée en juillet par le président de Google DeepMind, Demis Hassabis, en faveur d’un organisme de normes pour l’IA de pointe piloté par les États-Unis, sur le modèle de la Financial Industry Regulatory Authority.

Demis Hassabis avait proposé un organisme public-privé, financé par le secteur et composé d’experts techniques indépendants, chargé d’évaluer les modèles avancés avant leur mise sur le marché.

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L’UE limite l’usage des réseaux sociaux par les enfants

Alors que les inquiétudes grandissent autour des services en ligne addictifs et des systèmes d’IA de plus en plus performants, la présidente de la Commission européenne (CE) Ursula von der Leyen a présenté des mesures visant à restreindre l’accès des enfants aux réseaux sociaux dans le cadre du projet de règlement EU Kids Act,

« Nous assistons à une grande confiscation de nos enfants,a déploré Ursula von der Leyen dans son discours annuel sur l’état de l’UE devant le Parlement européen. On leur confisque leur attention, leur concentration, leur esprit ». Elle a expliqué que le texte baptisé EU Kids Act interdirait l’accès des moins de 13 ans aux réseaux sociaux et empêcherait les moins de 15 ans de disposer d’un compte personnel.

Entre 13 et 15 ans, les jeunes ne pourraient utiliser que des « mini-comptes » installés et surveillés par leurs parents, aux fonctionnalités limitées et à la durée d’utilisation restreinte. Les plateformes devraient également mettre en place des dispositifs de sécurité supplémentaires pour les utilisateurs de 15 à 18 ans.

« Nous renversons la charge de la preuve, a déclaré Mme von der Leyen. Les plateformes devront prouver qu’elles sont sûres. »

La Présidente de la CE a rappelé que les jeunes Européens passent désormais quatre à six heures par jour devant des écrans, pointant les inquiétudes liées aux fonctionnalités addictives, aux contenus préjudiciables, au cyberharcèlement et à la hausse des troubles du sommeil, de l’anxiété et du suicide.

« Nous n’avons pas à accepter des fonctionnalités addictives, a renchéri Mme von der Leyen. Nous n’avons pas à accepter que les enfants soient exposés à des contenus toujours plus extrêmes. Nous n’avons pas à accepter que les jeunes filles voient leurs photos détournées pour générer des images sexualisées par intelligence artificielle. »

Ces mesures s’inscrivent dans l’EU Kids Act, que la CE doit présenter le 17 septembre. La proposition introduirait des vérifications d’âge sur les réseaux sociaux, les plateformes de partage de vidéos, les boutiques d’applications, les jeux en ligne et les services d’IA.

La CE prépare également un règlement sur l’équité numérique (Digital Fairness Act) plus large, destiné à s’attaquer aux fonctionnalités de conception addictive au-delà des seuls services utilisés par les mineurs.

L’IA, pivot à risque

Qualifiée de « deuxième point de bascule de notre époque », l’IA a également occupé une place centrale du discours. Mme von der Leyen a averti que des modèles de plus en plus performants pourraient créer de nouveaux risques de sécurité, notamment des capacités de piratage renforcées et la possibilité que des systèmes auto-améliorants causent des dommages massifs.

Elle a révélé que la CE prévoyait de travailler avec des partenaires, dont le Royaume-Uni et le Canada, sur « l’évaluation des modèles, la vérification, l’alerte précoce, la sécurité de l’IA et bien plus encore », tout en recherchant une plus grande capacité de calcul européenne et des investissements dans les entreprises d’IA locales.

Ursula von der Leyen a appelé la région à utiliser l’IA pour soutenir des secteurs comme la santé, l’industrie, les transports et l’agriculture, tout en conservant un contrôle humain. « Notre approche est claire. Nous voulons l’IA (…) Mais surtout, nous voulons une IA qui respecte la capacité d’action humaine. »

Les inquiétudes mondiales autour du rythme de développement de l’IA se sont intensifiées cette semaine, les dirigeants d’Anthropic et d’OpenAI ayant appelé à un ralentissement du développement de l’IA de pointe, après l’avertissement lancé par des chercheurs à propos des risques existentiels liés à des systèmes de plus en plus performants.

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L’accord Drahi/OXG ferait perdre 1 milliard d’euros à Vodaphone

le cadre de la coentreprise haut débit allemande OXG, suite à la cession de la participation de son partenaire Patrick Drahi, via Altice.

Selon le Financial Times (FT), Vodafone devait percevoir des paiements différés de 487 millions d’euros, puis 595 millions d’euros supplémentaires de la part de Geodesia Holding, la structure du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi qui détenait la participation gérée par Altice, sous réserve d’atteindre certains objectifs commerciaux.

Cet accord a toutefois été remis en cause quand la Société Générale a accepté de racheter la participation de Patrick Drahi. Selon des sources, le groupe bancaire français ne serait pas soumis aux mêmes engagements que l’homme d’affaires, ce qui priverait Vodafone de ces versements.

Dans un communiqué publié en septembre après la conclusion de l’accord entre Geodesia Holding et Société Générale, Vodafone avait exprimé son soutien à la cession, expliquant que «cette opération garantit à OXG un partenaire financier engagé, permettant de poursuivre le développement de son réseau fibre en Allemagne, tout en préservant la flexibilité stratégique de Vodafone ».

Vodafone s’était associé à Altice, la société de Patrick Drahi, pour lancer OXG en 2023, chacune des deux entreprises détenant 50 % de la structure.

L’entité a cependant peiné à atteindre ses objectifs. Selon le FT, OXG s’était engagée à investir 7 milliards d’euros dans le déploiement de sa fibre pour raccorder plus de sept millions de foyers en Allemagne d’ici 2029, mais a fait face à des coûts plus élevés que prévu.

Le réseau ne couvre actuellement qu’un million de foyers. Vodafone devait percevoir son premier versement différé après avoir atteint 1,5 million de foyers raccordés.

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SES et Elveo dévoilent un plan de production D2D pour l’Europe

SES a dévoilé des projets visant à établir des capacités de fabrication de satellites de connexion directe aux appareils (D2D) ainsi qu’une chaîne d’approvisionnement en Europe, aux côtés d’Elveo Mobile, dans le cadre d’une collaboration élargie destinée à accélérer le déploiement de ces services dans la région.

Basé aux Etats-Unis, le groupe Elveo Mobile est né de la fusion de Lynk Global et d’Omnispace, à l’issue de laquelle le luxembourgeois SES est devenu un actionnaire majeur de l’entité combinée.

Dans le cadre de cette collaboration élargie, SES utilisera la technologie brevetée d’Elveo pour permettre l’itinérance mobile des consommateurs, entreprises, gouvernements, institutions et acteurs de la défense européens.

SES et Elveo Mobile vont collaborer pour établir des capacités de fabrication et une chaîne d’approvisionnement européenne solide pour les satellites D2D en orbite terrestre basse (LEO), en s’appuyant sur la plateforme, la charge utile et la pile logicielle d’Elveo.

Ces satellites feront partie d’une architecture multi-orbitale combinant le réseau d’Elveo avec les systèmes géostationnaires (GEO) et en orbite terrestre moyenne (MEO) de SES, conçue pour offrir une connectivité sûre et fiable aux gouvernements et institutions européens, dont l’OTAN.

SES précise que les clients européens bénéficieront également de la distribution mondiale de l’offre d’Elveo, qui s’appuie sur les droits de spectre prioritaires en bande S de 2 GHz de ce dernier et sur une empreinte d’accès au marché mondial couvrant actuellement plus d’un milliard de personnes.

Adel Al-Saleh, directeur général de SES, indique que les utilisateurs européens grand public, professionnels et gouvernementaux méritent une connectivité multi-orbitale résiliente et sécurisée. Il ajoute que l’entreprise se prépare à la fournir en combinant les réseaux de SES avec les services D2D d’Elveo.

Ramu Potarazu, directeur général d’Elveo et ancien directeur général de Lynk Global, décrit SES comme le partenaire idéal pour déployer les services D2D en Europe.

« En travaillant étroitement avec SES, nous sommes convaincus de pouvoir accélérer l’accès à une connectivité D2D critique pour les opérateurs mobiles et les gouvernements européens qui en dépendent », a déclaré Ramu Potarazu.

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Les dirigeants télécoms européens appellent l’UE à corriger le tir

Les plus grands opérateurs européens exhortent les décideurs de l’Union européenne (UE) à repenser une réglementation dont ils estiment qu’elle freine l’investissement dans la connectivité. Les textes sur le spectre, la fibre et la cybersécurité figurent parmi leurs principales préoccupations.

Dans une déclaration commune, 17 dirigeants de groupes télécoms européens, dont la directrice générale d’Orange Christel Heydemann, le président-directeur général de Telefónica Marc Murtra, le directeur général de Deutsche Telekom Tim Höttges et la présidente-directrice générale de Telenor Group Benedicte Fasmer, ont appelé l’UE à « corriger le tir » sur les projets de Règlement sur les réseaux numériques (Digital Networks Act, ou DNA) et de Règlement sur la cybersécurité (Cybersecurity Act, ou CSA).

Les dirigeants font valoir que des « réformes politiques incohérentes » risquent d’affaiblir la position du Vieux Continent. Ils soulignent que le secteur mobile a besoin de 475 milliards d’euros pour établir des réseaux mobiles de classe mondiale, ce qui « nécessite un changement d’échelle dans l’investissement ».

Le DNA, dévoilé par la Commission européenne (CE) en janvier pour moderniser et simplifier les règles de connectivité, vise à harmoniser la réglementation, faciliter les activités transfrontalières et encourager l’investissement dans les réseaux fibre et mobiles. Les opérateurs estiment toutefois que le texte ne parvient pas à améliorer l’environnement d’investissement et d’innovation pour la connectivité européenne.

Les dirigeants appellent à l’attribution par défaut de licences de spectre à durée indéterminée, avec des durées d’au moins 40 ans dans des cas exceptionnels. Ils expliquent qu’un abandon des enchères fréquentes libérerait des capitaux pour le déploiement de la 5G, de la fibre et de la future 6G, précisant que les opérateurs européens ont dépensé 110 milliards d’euros en licences de spectre au cours des douze dernières années.

Le groupe s’oppose également à l’obligation d’arrêt du cuivre, estimant que les opérateurs doivent décider eux-mêmes du moment propice à démonter les réseaux existants, en fonction de la demande des clients et des conditions de marché. Les opérateurs européens investissent plus de 30 milliards d’euros par an dans les réseaux de fibre jusqu’au domicile (Fiber to the Home, ou FTTH).

Filet de sécurité

Plus largement, les dirigeants des grands opérateurs appellent à s’éloigner des règles conçues pour les réseaux existants, estimant que « la réglementation doit rester un filet de sécurité » dans « un marché de la fibre de plus en plus concurrentiel ». Ils exhortent également les décideurs politiques à laisser davantage de marge à l’innovation pour les services 5G et 6G avancés, dont le network slicing et la différenciation de la qualité de service.

Quant à la cybersécurité, les opérateurs avertissent que les règles du CSA imposant le retrait des équipements de fournisseurs tiers jugés à haut risque, dont Huawei, pourraient entraîner jusqu’à 40 milliards d’euros de coûts de remplacement pour le secteur. Ils appellent à une « approche proportionnée, fondée sur le risque » tenant compte de mesures alternatives, ajoutant qu’une obligation générale de remplacement pourrait détourner des capitaux des investissements dans la fibre, la 5G et la 6G.

En définitive, le groupe estime qu’une connectivité renforcée soutiendrait la croissance dans l’IA, le cloud souverain et les technologies de défense. « En tant que dirigeants des principales entreprises télécoms européennes, nous sommes prêts à jouer notre rôle pour assurer le leadership technologique de l’Europe », déclarent les signataires de l’appel.

Parmi les autres signataires figurent des dirigeants de TIM, KPN, Proximus, Swisscom et Liberty Global.

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Samsung mène une levée de fonds de 3 milliards d’euros pour Mistral

Mistral a levé 3 milliards d’euros lors d’un tour de table de série D mené par Samsung Electronics, portant la valorisation de l’ex-start-up française au-delà de 21 milliards d’euros. Ces fonds devraient permettre à Mistral d’intensifier les efforts destinés à construire une IA de pointe souveraine.

Samsung a copiloté le tour de table aux côtés du Scaleup Europe Fund, soutenu par l’Union européenne (UE), et de PSG Equity, investisseur historique. Selon Mistral, cette levée constitue le plus important tour de table en capital jamais réalisé par une entreprise technologique européenne.

Parmi les nouveaux investisseurs figurent le fonds de capital-investissement Advent et le Grand-Duché de Luxembourg. Des investisseurs historiques, dont le premier actionnaire de Mistral, ASML, ainsi que Nvidia, Salesforce Ventures et Bpifrance, ont également participé.

Mistral indique que ces fonds serviront à développer sa recherche en IA de pointe et sa capacité de calcul, ainsi qu’à soutenir les investissements en infrastructures, le développement de modèles, la croissance commerciale et l’expansion internationale.

L’an dernier, la pépite française promue au rang de leader européen avait levé 1,7 milliard d’euros lors d’un tour de série C mené par ASML, pour une valorisation de 11,7 milliards d’euros.

L’entreprise indique que la demande croît pour une IA souveraine alliant performance et maîtrise, les entreprises et les gouvernements prenant en compte « les dépendances technologiques de long terme, les exigences de gouvernance des données et les choix de déploiement ».

Mistral met en avant son « approche intégrale et ouverte » ainsi que ses modèles à poids ouverts, se présentant comme une « couche d’IA souveraine » offrant aux organisations davantage de maîtrise sur leurs données, leurs modèles, leur puissance de calcul et leurs systèmes de production.

Dans la course

La quête européenne d’indépendance technologique a gagné en urgence après la décision américaine de juin de restreindre l’accès étranger à deux modèles d’IA avancés développés par Anthropic.

Johan Bergqvist, directeur financier de Mistral, a déclaré à Reuters qu’il était important pour l’Europe de disposer de « son propre type de fournisseur d’IA dans la course ». Il a ajouté qu’il existe « une dimension politique dans l’accès à ces solutions » et que les organisations doivent veiller à ne « pas compromettre » leur accès à la chaîne d’approvisionnement de l’IA.

Johan Bergqvist a également indiqué à l’agence de presse britannique que l’entreprise était en bonne voie pour atteindre 1 milliard de dollars de revenus récurrents annuels d’ici la fin de l’année, la croissance provenant de plus en plus d’Asie et d’Amérique du Nord. Il a ajouté qu’une éventuelle introduction en Bourse restait une option, bien que le calendrier reste « encore incertain ».

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La GSMA plaide pour l’attribution de la bande 6 GHz supérieure au mobile

La GSMA a renouvelé son appel aux gouvernements et aux régulateurs afin qu’ils rendent disponible l’intégralité de la bande 6 GHz supérieure au mobile, estimant que le secteur est prêt à soutenir des déploiements à grande échelle.

Plus de 60 opérateurs, fabricants d’appareils, fournisseurs de puces, équipementiers réseau et autres acteurs du secteur ont soutenu cette position, la GSMA affirmant que les décideurs politiques doivent apporter davantage de certitude quant à la disponibilité future du spectre.

Selon la GSMA, un ensemble de pays représentant plus de 80 % de la population mondiale soutient désormais l’usage mobile de cette bande, qui couvre 6,425 GHz à 7,125 GHz. Ces fréquences ont également été intégrées aux feuilles de route nationales consacrées au spectre. Par ailleurs, les premières attributions de spectre ont déjà eu lieu, d’autres étant attendues en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie-Pacifique et sur le continent américain, à mesure que la demande du marché évolue.

La GSMA exhorte les décideurs politiques à inclure l’intégralité de la bande dans leurs futurs plans de spectre et à la rendre disponible pour des services mobiles macro-cellulaires à pleine puissance, estimant que cela apportera aux opérateurs la certitude nécessaire pour investir dans les réseaux futurs.

Elle souligne que la bande 6 GHz supérieure pourrait accroître la capacité dans les villes très fréquentées à mesure que le trafic de données mobiles augmente, soutenant l’évolution du 5G-Advanced et des futurs réseaux 6G. La bande pourrait également prendre en charge les largeurs de canal de 200 à 400 MHz attendues à l’ère de la 6G.

Pour Vivek Badrinath, directeur général de la GSMA, le secteur est « prêt à mettre le spectre 6 GHz supérieur au service des consommateurs et des entreprises du monde entier ». Il note en outre que « les gouvernements ont désormais une occasion importante de transformer l’harmonisation internationale en connectivité concrète ».

Vivek Badrinath fait encore valoir que « des décisions rapides et favorables à l’investissement en matière de spectre sont nécessaires pour donner aux opérateurs la certitude d’investir ». Il ajoute que de telles orientations politiques pourraient soutenir les ambitions numériques nationales et un développement mobile inclusif.

Effort mondial

Ce nouvel appel de la GSMA s’inscrit dans une série d’efforts répétés pour sécuriser la bande 6 GHz supérieure au profit du mobile. L’an dernier, l’association avait salué les orientations du groupe consultatif sur le spectre de la Commission européenne (Radio Spectrum Policy Group, ou RSPG), favorables à l’usage mobile jusqu’à 700 MHz.

Partout dans le monde, les pays étudient la meilleure façon d’utiliser la bande 6 GHz. En janvier, le régulateur britannique Ofcom avait proposé de partager la bande entre le mobile et le Wi-Fi, poussant la GSMA à avertir que cette approche pourrait limiter les futurs déploiements mobiles.

Parallèlement, la Chine a approuvé en mai des essais régionaux en 6 GHz pour la 6G, et plus tôt ce mois-ci, Nokia et Optus ont testé ce spectre sur plusieurs cas d’usage.

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Quatre grands opérateurs européens envisagent une coentreprise satellite D2D

Les plus grands opérateurs mobiles européens auraient entamé des discussions visant à former un consortium candidat à l’attribution de fréquences adaptées aux services satellites, avec l’objectif de lancer des services conjoints de connexion directe aux appareils (D2D, direct-to-device) sur le continent.

Deutsche Telekom, Orange, Vodafone et Telefónica chercheraient selon Bloomberg à unir leurs forces pour sécuriser les fréquences que l’Union européenne (UE) a réservées à une entreprise européenne, dans le cadre d’un plan visant à renforcer sa souveraineté et à accroître la concurrence face à SpaceX d’Elon Musk, qui domine le secteur mondial du D2D avec Starlink.

L’UE a indiqué qu’elle fixerait des règles concernant la répartition du spectre en bande 2 GHz, réservant un tiers de l’allocation aux entreprises locales, un projet qui a suscité les foudres de SpaceX.

Selon la proposition de l’UE, un opérateur satellite obtenant l’essentiel du spectre devra être majoritairement contrôlé par une entreprise européenne, précise Bloomberg.

Vodafone est déjà notamment impliqué dans une coentreprise satellite avec l’américain AST SpaceMobile, conçue pour proposer des services D2D. Bloomberg indique que la participation à 50/50 dans cette société devrait être revue pour que Vodafone puisse prétendre à l’obtention du spectre.

Les licences actuelles pour ce spectre doivent expirer en 2027.

L’UE prévoit également de réserver un tiers du spectre au réseau satellite européen IRIS², un projet piloté par la Commission européenne et l’Agence spatiale européenne.

La constellation est construite par un consortium composé d’Hispasat, SES et Eutelsat, proposant principalement des services haut débit avec des capacités D2D limitées.

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L’ONU avance sur l’encadrement des robots tueurs

Près de 130 pays ont appelé à l’instauration de restrictions sur les systèmes d’armes autonomes, ajoutant une dimension supplémentaire aux inquiétudes croissantes concernant l’IA incontrôlée.

Dans un message publié sur X le 5 septembre, le ministre néerlandais des Affaires étrangères Tom Berendsen a révélé que 128 pays étaient parvenus à un accord dans le cadre d’une initiative des Nations unies (ONU) visant à répondre aux défis posés par les systèmes d’armes létales autonomes (SALA), en définissant ce que sont ces systèmes.

L’accord constitue une « étape importante » dans la régulation de ces systèmes, a écrit Tom Berendsen.

Plusieurs médias ont cité une dépêche de l’Agence France-Presse (AFP) expliquant que cette définition des SALA constitue la première étape vers une éventuelle réglementation. Un encadrement est jugé nécessaire par l’ONU pour garantir que les systèmes autonomes ne violent pas le droit humanitaire international, qui interdit de cibler des civils lors de conflits.

Les informations de l’ONU indiquent que cet accord entérine des travaux entamés en 2023 sur l’impact des technologies émergentes sur les SALA.

Lors de diverses réunions, des experts gouvernementaux ont défini ces systèmes comme « une ou plusieurs » armes pouvant fonctionner ensemble pour « identifier, sélectionner et engager une cible avec force, sans intervention humaine ».

Question de vie ou de mort

Ces inquiétudes revêtent une importance particulière dans plusieurs conflits mondiaux en cours, des informations faisant état de tests de flottes de drones autonomes par la Russie et l’Ukraine dans le cadre de leur guerre.

Fin août, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et Mirjana Spoljaric, présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), avaient conjointement exprimé leurs inquiétudes face aux capacités croissantes de l’IA, en particulier son usage dans des scénarios impliquant une force létale.

« Nous sommes désormais dangereusement proches de franchir une ligne rouge morale : le ciblage autonome d’êtres humains par des machines », a déclaré Antonio Guterres.

Mirjana Spoljaric a qualifié les systèmes de ciblage autonome de « moralement répugnants ».

L’ONU et le CICR ont exhorté les nations à agir rapidement pour convenir de règles mondiales et à continuer de plaider pour que les humains restent impliqués dans les « décisions de vie ou de mort ».

Le 7 septembre, le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a réclamé une action plus rapide sur l’encadrement de l’IA dans son ensemble, avertissant dans un discours que la technologie représente un « risque existentiel pour l’humanité » et déplorant le « pouvoir quasi illimité » qu’une « poignée d’hommes » détient sur cette technologie.

Volker Türk a appelé à une vérification indépendante et à « une collaboration bien plus forte en matière de sécurité », tout en exprimant son inquiétude quant à l’impact potentiel de l’IA sur l’emploi, la démocratie et l’environnement.

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Des salariés d’OpenAI et Anthropic appellent Washington à encadrer l’IA

Des salariés d’OpenAI et d’Anthropic feraient circuler une lettre ouverte exhortant le gouvernement américain à soutenir un cadre international destiné à ralentir délibérément le rythme de développement des modèles d’IA avancés.

Bloomberg rapporte que la pétition, également diffusée auprès des salariés de Google DeepMind, met en garde contre les risques importants que ferait peser une automatisation rapide de la recherche en IA, susceptible de dépasser bientôt la compréhension et le contrôle humains.

La lettre appelle le gouvernement américain à soutenir des outils techniques et de gouvernance mondiaux capables de réguler la vitesse à laquelle les systèmes d’IA de pointe sont conçus et déployés.

Des sources proches du dossier indiquent à Bloomberg que la lettre pourrait être rendue publique dès cette semaine, bien que le nombre de salariés prêts à la signer reste indéterminé.

Cette mobilisation reflète une inquiétude croissante au sein du secteur face à l’évolution rapide des systèmes autonomes capables de traiter des tâches complexes avec une intervention humaine minimale.

Bloomberg relève que la lettre pointe en particulier les inquiétudes liées à la capacité croissante de l’IA à mener ses propres travaux de recherche et à identifier des failles logicielles, soulevant des questions cruciales de sécurité et de contrôle.

Ce mouvement des salariés fait écho aux récentes déclarations des dirigeants du secteur. Des personnalités comme le patron d’OpenAI Sam Altman et le directeur général de Google DeepMind Demis Hassabis ont plaidé pour la mise en place d’organismes de surveillance internationaux chargés de fixer des normes de sécurité mondiales et d’auditer les modèles les plus avancés.

Anthropic a déjà suggéré par ailleurs la mise en place de mécanismes permettant aux gouvernements et aux développeurs de suspendre ou de ralentir collectivement les expériences d’IA potentiellement dangereuses.

« Nous pensons qu’il serait bénéfique pour le monde de disposer de l’option de ralentir ou de suspendre temporairement le développement de l’IA de pointe, afin de permettre aux structures sociétales et à la recherche sur l’alignement de suivre le rythme des avancées technologiques », a ainsi observé en juin la direction d’Anthropic.

Le sentiment d’urgence justifiant la pétition a été renforcé par de récentes failles de sécurité dans le secteur de l’IA.

OpenAI a récemment révélé que ses modèles les plus avancés avaient, sans le vouloir, pénétré les systèmes internes de Hugging Face, un incident inédit qui a ravivé les appels des entreprises et des responsables politiques en faveur de garanties plus strictes.

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Intel investit 5 milliards d’euros pour muscler ses capacités d’IA en Europe

Intel détaille un investissement en capital de 5 milliards d’euros dans son campus irlandais de Leixlip pour accroître sa production européenne et répondre à la demande croissante en IA et en calcul à haute performance.

Le fabricant de puces indique que l’extension, entamée en début d’année, consiste à moderniser les installations de fabrication et à installer des équipements de production de pointe pour la fabrication de ses processeurs Intel Xeon 6 et des processeurs Xeon de prochaine génération, selon le nœud de procédé avancé Intel 3.

Intel précise que ces puces sont de plus en plus indispensables pour alimenter les installations liées à l‘IA, et que le programme d’investissement créera des emplois permanents dans la haute technologie.

Naga Chandrasekaran, vice-président exécutif d’Intel Foundry, décrit cet investissement comme un « engagement décisif en faveur de la maximisation des capacités » pour ses clients de fonderie, ajoutant que la mise à niveau du site contribuera à maintenir l’Irlande « à la pointe des écosystèmes de fabrication les plus avancés au monde ».

Cette initiative s’aligne sur les objectifs de souveraineté technologique de l’UE. Intel a investi plus de 30 milliards d’euros en République d’Irlande depuis 1989. Le site de Leixlip emploie actuellement 4 900 personnes.

La société s’efforce de revitaliser son activité de fabrication et de s’imposer dans le secteur en plein essor de la fonderie. En avril, elle a rejoint le projet de puces IA Terafab d’Elon Musk, visant à créer des processeurs pour des centres de données orbitaux et des robots.

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La Suisse ouvre une enquête antitrust contre Google

L’autorité suisse de la concurrence a ouvert une enquête préliminaire antitrust contre Google après la suppression de la fonctionnalité Android Choice Screen pour les utilisateurs suisses configurant un appareil Android.

Le Secrétariat de la Commission de la concurrence (COMCO) accuse Google d’avoir abandonné cet écran de choix pour les utilisateurs en Suisse, tout en continuant à le proposer dans l’Espace économique européen (EEE). Cet écran permet aux utilisateurs de choisir leur moteur de recherche par défaut lors de la configuration d’un nouvel appareil.

Les utilisateurs suisses se voient désormais présenter Google Search comme option par défaut sans cet écran de choix. Le régulateur estime que cette situation pourrait renforcer la position du géant de la recherche en réduisant la visibilité des fournisseurs concurrents et en « renforçant les barrières à l’entrée » à une étape clé de la configuration des appareils.

La COMCO a également relevé que le maintien de la fonctionnalité dans l’EEE créait une « inégalité de traitement… alors même que les enjeux concurrentiels sont comparables ».

Évaluation globale

L’enquête préliminaire vise à déterminer si le comportement de Google enfreint la loi suisse sur les cartels, au titre de laquelle la COMCO peut infliger des amendes pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires de la société en Suisse sur les trois années précédentes.

« Nous nous réjouissons de coopérer pleinement avec l’autorité pour répondre à ses questions », a déclaré un porte-parole de Google à Reuters.

Bien que l’enquête porte sur Android, le régulateur a ajouté que ses conclusions pourraient également être pertinentes pour l’évaluation des pratiques liées aux paramètres par défaut sur d’autres appareils mobiles.

Plus tôt cette année, l’Autorité de la concurrence et des marchés (CMA) britannique avait ouvert une enquête antitrust similaire sur l’écosystème mobile de Google.

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Les restrictions sur les réseaux sociaux bénéficieraient aux ados britanniques

Une étude commandée par le département britannique des Sciences, de l’Innovation et de la Technologie (DSIT) montre que les adolescents ayant participé à un projet pilote de restriction des réseaux sociaux ont signalé une amélioration de leur sommeil, de leur concentration et de leur vie de famille.

Pour cette étude, le cabinet de recherche Savanta a suivi 309 foyers pendant un mois, en testant trois approches : une limite quotidienne de 15 minutes par application, un couvre-feu nocturne de 21h à 7h, et la suppression complète de certaines applications.

Les participants des trois groupes ont signalé un meilleur sommeil, une concentration améliorée, plus de temps consacré aux études et une plus grande interaction avec les membres de la famille, avec un impact variant selon le niveau de restriction.

Le couvre-feu nocturne a produit les bénéfices les plus constants sur le sommeil et était la restriction la plus facile à maintenir, au point que de nombreuses familles ont continué à l’appliquer après la fin du projet.

L’interdiction complète des applications a produit les gains les plus importants en termes de concentration, mais a causé le plus grand bouleversement dans la vie sociale des adolescents, qui s’appuient sur des plateformes comme Snapchat pour maintenir leurs relations amicales et s’organiser.

La limite quotidienne de 15 minutes a favorisé un usage plus réfléchi mais est restée la moins populaire, beaucoup la trouvant trop courte pour des interactions significatives.

L’étude n’en a pas moins constaté que les adolescents contournaient souvent les restrictions via d’autres appareils, des VPN ou de fausses déclarations d’âge. « Cela ne sert à rien de l’interdire parce qu’on va trouver un moyen de contourner de toute façon », a ainsi déclaré un adolescent de 14 ans.

Norme sociale

À noter que ce projet pilote avait été commandé avant que le Premier ministre britannique sortant Keir Starmer n’annonce son intention d’interdire aux moins de 16 ans l’accès à des plateformes comme Snapchat, TikTok, Instagram, YouTube, Facebook et X dans tout le pays, affirmant vouloir « rendre leur enfance aux enfants ».

Les participants ont globalement approuvé une forme de restriction, mais ont préféré des règles progressives selon l’âge. Le rapport avertit que sans alternatives, les restrictions risquent de pousser les adolescents vers d’autres écrans. « On ne peut pas enlever quelque chose sans proposer quelque chose pour le remplacer », a résumé un parent.

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La CE approuve 659 millions d’euros d’aide allemande pour les semi-conducteurs

La Commission européenne (CE) a approuvé 659 millions d’euros d’aides d’État allemandes pour financer quatre nouvelles installations de semi-conducteurs, dans le cadre du règlement européen sur les semi-conducteurs (Chips Act 2.0).

Le bras exécutif de l’Europe suggère que ces mesures contribueront à renforcer la position et l’autonomie de l’Union européenne (UE) dans la chaîne de valeur des semi-conducteurs, en soutenant « la construction d’installations inédites en leur genre ».

L’Allemagne accordera des subventions directes de respectivement 353 millions d’euros, 214 millions d’euros, 74,4 millions d’euros et 17,9 millions d’euros pour la construction des quatre installations.

Le montant le plus important sera investi à Baesweiler, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, sur un site de production d’épi-tranches en carbure de silicium. La CE indique que ce nouveau type de semi-conducteur devrait trouver des applications dans de nombreux secteurs, dont l’automobile, l’industrie, les télécoms et l’énergie.

Effet positif

Tous les bénéficiaires se sont engagés à ce que les projets aient des effets positifs sur la chaîne de valeur européenne des semi-conducteurs et renforcent la collaboration avec les universités et les établissements de recherche. Ils ont également promis d’honorer les commandes par ordre de priorité, de développer des programmes de formation spécialisés et de partager les bénéfices liés aux projets avec l’Allemagne.

Pour la CE, l’évaluation du plan conclut que les mesures favoriseraient le développement de l’activité économique en créant des capacités en Europe, avec un impact limité sur la concurrence et les échanges au sein de l’UE, et un effet positif sur le secteur européen des semi-conducteurs.

Ces décisions sont les 15e à 18e adoptées au titre du premier Chips Act et du Chips Act 2.0. Les aides cumulées accordées dans ce cadre s’élèvent à environ 14,2 milliards d’euros.

« En soutenant l’innovation dans les semi-conducteurs, nous renforçons notre souveraineté technologique et la compétitivité de l’Europe », souligne Teresa Ribera, vice-présidente exécutive de la CE.

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Les patrons de l’IA poussent le G7 à soutenir une coalition menée par les États-Unis

Dario Amodei, PDG d’Anthropic, et Demis Hassabis, PDG de Google DeepMind, auraient plaidé lors du sommet du G7 pour une coalition menée par les États-Unis chargée d’élaborer les règles mondiales de l’IA, alors qu’Anthropic reste engagée dans des négociations avec l’administration Trump au sujet des contrôles à l’exportation sur ses derniers modèles.

Lors d’un déjeuner à huis clos au sommet du G7 auquel assistait le président Trump et d’autres dirigeants mondiaux, Dario Amodei aurait appelé, selon CNBC, à une coopération internationale portant sur l’accès structuré aux modèles frontier, un cadre commercial pour les puces et composants critiques excluant la Chine, et des réponses coordonnées aux risques de l’IA dans les domaines de la cybersécurité, du bioterrorisme et du renseignement.

Sam Altman, PDG d’OpenAI, aurait quant à lui appelé à la création d’un forum international formel chargé d’établir des normes de test reconnues mondialement, de fournir une analyse impartiale des capacités et risques de l’IA, et de servir de cadre de coopération entre les nations, selon un document de briefing d’OpenAI.

Selon des témoins informés des discussions, le Premier ministre canadien Mark Carney aurait accepté que les États-Unis puissent diriger une telle coalition.

Outre Donald Trump, le secrétaire au Trésor Scott Bessent, le secrétaire au Commerce Howard Lutnik et le secrétaire d’État Marco Rubio assistaient également à la réunion.

Anthropic interdit d’export

En toile de fond des discussions sur l’IA, les contrôles à l’exportation imposés par l’administration Trump sur les modèles Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropic sont entrés en vigueur le 12 juin, après que le gouvernement a invoqué des préoccupations de sécurité nationale.

Plusieurs médias rapportent qu’Anthropic est actuellement en négociations avec l’administration Trump sur cette directive.

Le Financial Times indique que la décision américaine a alarmé aussi bien les gouvernements européens que la Silicon Valley, soulevant des craintes que même les nations alliées puissent se voir couper l’accès à l’IA de pointe.

Emmanuel Macron a observé que le différend Anthropic clarifiait les enjeux, avertissant que si les États-Unis pouvaient « du jour au lendemain couper le robinet », cela nuirait à terme aux sociétés américaines pesant des milliers de milliards de dollars qui dominent la course mondiale à l’IA.

Le Président français a appelé à un renforcement de la réglementation de l’IA et à une plateforme de coopération démocratique pour établir des normes communes. Toujours selon des témoins informés des discussions, le Premier ministre indien Narendra Modi a souligné que les nations démocratiques avaient besoin d’accéder aux modèles frontier pour protéger leurs infrastructures critiques.

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Orange et le CEA jettent les bases de réseaux natifs IA

Orange et le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) lancent un laboratoire commun pour explorer les communications sémantiques, une technologie conçue pour réduire le trafic de données et la consommation énergétique dans les réseaux futurs pilotés par l’IA.

Baptisé AI-Native Communications, ce laboratoire fonctionnera cinq ans et développera des technologies et applications de communications sémantiques. Celles-ci privilégient la compréhension du sens ou du contenu d’un message par le destinataire, même si les données reçues ne sont pas strictement identiques à celles envoyées. C’est une rupture par rapport aux transmissions conventionnelles, où les réseaux visent à reproduire les bits parfaitement et traitent toute altération comme une erreur.

Les partenaires indiquent que cette approche pourrait réduire le volume de données échangées sur les réseaux, diminuant ainsi la consommation énergétique et les besoins en infrastructure. La technologie pourrait également soutenir la communication entre agents IA, appelés à jouer un rôle croissant dans les architectures réseaux de demain.

Le laboratoire associera également les travaux de recherche d’Orange et du CEA pour étudier l’évolution des réseaux, créer des représentations sémantiques partagées entre modèles d’IA et contribuer aux futurs travaux de normalisation.

Dévoilée lors du salon VivaTech à Paris par Christel Heydemann, directrice générale d’Orange, et Anne-Isabelle Etienvre, administratrice générale du CEA, en présence d’Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’IA et du numérique, cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de renforcement de la souveraineté française et européenne sur les technologies de réseaux intelligents du futur.

« À travers ce laboratoire commun avec le CEA, Orange réaffirme son engagement à bâtir les réseaux du futur : plus intelligents, plus sobres et nativement conçus pour l’intelligence artificielle, explique Lyse Brillouet, directrice de la Recherche d’Orange. C’est une étape clé pour concilier la performance de nos infrastructures avec l’exigence de réduire notre empreinte carbone pour demain. »

« Les communications sémantiques constituent une rupture majeure dans la manière dont les réseaux de demain traiteront l’information, ajoute Anne-Isabelle Etienvre. En unissant nos expertises, nous affirmons une ambition claire : permettre à l’Europe de concevoir et d’influencer les standards technologiques. »

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Nokia fournit la 5G tactique aux blindés de KNDS

KNDS a profité du salon Eurosatory 2026 à Vincennes pour annoncer la signature d’un contrat avec Nokia Defense. L’équipementier finlandais va déployer à bord des blindés des capacités 5G destinées à améliorer les communications des soldats et à interconnecter les systèmes autonomes.

Le contrat porte sur l’utilisation de l’éventail de solutions Banshee de Nokia Defense pour combler les lacunes de communication sur le champ de bataille.

Nokia précise que les systèmes Banshee seront intégrés au véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI, en dotation dans l’Armée de terre) de KNDS, afin d’assurer une connectivité 5G sécurisée et à haut débit depuis le véhicule jusqu’aux soldats débarqués et aux systèmes robotiques déployés sur le terrain. Nokia décrit ce dispositif comme conçu pour accompagner la « transition depuis les véhicules blindés vers des environnements de mission complexes ».

L’intégration doit permettre des « opérations plus réactives et mieux coordonnées », répondant aux exigences des conflits modernes qui supposent une « communication continue entre de nombreux systèmes habités et non habités ».

Le problème de connectivité visé concerne les communications avec le personnel une fois celui-ci débarqué du véhicule. Nokia explique que la 5G y répond, tout en posant les bases des échanges de données nécessaires au contrôle des systèmes robotiques.

« Les données fiables en temps réel sont désormais indispensables aux opérations militaires », souligne Ari Kynäslahti, directeur de Nokia Defense.

« À Eurosatory, nous montrons comment la connectivité devient un élément central des opérations terrestres du futur, renchérit Nicolas Groult, PDG de KNDS France. Avec Nokia Defense, partenaire sélectionné pour son leadership technologique dans les  communications tactiques, nous démontrons comment des communications tactiques de nouvelle génération peuvent être pleinement intégrées à notre VBCI éprouvé et déployées là où le besoin se fait sentir, pour améliorer les résultats opérationnels sur le champ de bataille d’aujourd’hui et de demain. »

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Alibaba Cloud étend à la France son offensive sur l‘IA agentique

Alibaba Cloud lance une région cloud en France avec deux zones de disponibilité à Paris, dans le cadre d’un plan de déploiement de services IA agentiques à destination des entreprises sur les marchés européens plus tard dans l’année.

Cette initiative marque le troisième pôle européen du géant chinois, après ses infrastructures en Allemagne et au Royaume-Uni.

Cette région entièrement opérationnelle offre aux clients européens des services cloud d’entreprise couvrant le calcul, le stockage, la conteneurisation, la mise en réseau, la sécurité, les bases de données et les outils de développement.

Ce lancement étend le réseau mondial d’Alibaba Cloud à 105 zones de disponibilité dans 32 régions.

Le déploiement en France s’inscrit dans la dynamique des pays européens souhaitant héberger leurs propres centres de données et régions cloud plutôt que de dépendre de sociétés américaines comme Google, Microsoft et Amazon Web Services.

Conçue dans le respect de la souveraineté des données, l’infrastructure parisienne d’Alibaba Cloud est prévue pour se conformer aux cadres réglementaires européens en matière de confidentialité des données, de cybersécurité et de résilience.

Alibaba Cloud note que cette nouvelle région en France intervient alors que la demande européenne s’accélère dans des secteurs comme la distribution, le développement logiciel, les plateformes créatives pilotées par l’IA et les technologies sportives.

La suite de services IA agentiques de la société comprend AgentRun, une plateforme de développement intégrée pour les agents IA ; STAROps, une plateforme d’exploitation intelligente ; et ACS Agent Sandbox, qui offre une isolation de sécurité au niveau matériel tout en réduisant les coûts opérationnels.

La société déploie également Agent Security Centre, AI Security Guardrails 2.0 et Agentic SOC dans cette région. Ensemble, ce portefeuille est conçu pour couvrir l’ensemble du cycle de vie des agents, du développement et du débogage jusqu’au déploiement et à la sécurité.

« Cette expansion, ainsi que l’introduction de nos services d’IA agentique en Europe, s’aligne sur notre stratégie plus large visant à apporter notre écosystème IA + Cloud en pleine pile à nos clients mondiaux alors que nous entrons dans l’ère agentique », explique Feifei Li, directeur technique et président des activités internationales d’Alibaba Clou.

L’année dernière, Eddie Wu, PDG du groupe Alibaba, avait pris l’engagement de construire des « capacités technologiques en pleine pile (full stack) » couvrant la conception de puces IA, l’infrastructure, les services cloud et le développement de modèles.

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Ericsson pousse les feux sur la recherche 6G en France

Ericsson maintient la cadence dans la course à la 6G, tout en détaillant séparément une démonstration réalisée lors du récent Grand Prix de Formule 1 au Japon, qui montre que la 5G reste au cœur de ses priorités.

Le groupe indique que les travaux d’optimisation de la consommation énergétique du RAN dans le cadre du programme Intention 6G ont atteint leur mi-parcours. Cette initiative de 12 millions d’euros contribue aux objectifs de décarbonation fixés par le plan France 2030 et est cofinancée par Bpifrance.

Ericsson explique que le projet vise à délivrer une consommation énergétique optimale du RAN tout en répondant aux besoins du trafic 5G et 6G.

L’IA joue un rôle central, en pilotant l’automatisation des fonctions réseau, la gestion dynamique de l’énergie et le développement d’une infrastructure capable d’adapter sa consommation d’électricité de façon autonome.

Cette arrivée mi-chemin signifie qu’Intention 6G entre dans une phase de définition des premiers « blocs fondateurs ».

Christian Leon, directeur général d’Ericsson Europe de l’Ouest, souligne que ce projet illustre comment le centre de R&D français du groupe collabore avec des entreprises locales pour développer des réseaux capables de répondre aux « cas d’usage critiques et aux transformations numériques de demain ».

France 2030 est un programme d’investissement de 54 milliards d’euros couvrant la décarbonation par l’innovation technologique et la promotion d’entreprises dans des secteurs industriels clés.

Ericsson souligne que ce programme de recherche démontre les bénéfices d’une large collaboration rendue possible par les partenariats public-privé.

5G SA toujours en course

Par ailleurs, Ericsson Japan et SoftBank Corp ont mené un essai de 5G SA lors du Grand Prix de F1 FIA disputé sur le circuit de Suzuka en mars.

Les deux partenaires ont déployé cinq tranches réseau indépendantes, dont l’une utilisait le millimétrique (mmWave) pour renforcer la connectivité du site. Ce dispositif a permis d’optimiser la qualité pour des cas d’usage spécifiques.

Ils ont déployé des équipements Massive MIMO tribande et diverses antennes millimétriques, et mené une « conception détaillée du réseau » : le débit en liaison descendante a été multiplié par 4,1 et en liaison montante par 14,6, par rapport aux performances dont bénéficiaient les utilisateurs de SoftBank lors de l’événement en 2025.

Certaines stations de base ont eu recours à l’auto-optimisation pour affiner les performances de tranches réseau individuelles à partir de mesures qualité relevées toutes les minutes.

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Vodafone et Airbus renforcent les terminaux d’urgence

Vodafone Group et Airbus déroulent le tapis rouge à un fabricant de terminaux durcis dans le cadre d’une collaboration tripartite proposant aux services d’urgence et aux industries critiques européennes une offre de communication dédiée.

Les terminaux RugGear viennent s’ajouter à une offre combinant la connectivité de Vodafone et une plateforme de collaboration d’Airbus, dans une démarche que l’opérateur juge de nature à simplifier son offre auprès des services d’urgence et des clients entreprises.

Pour Marika Auramo, PDG de Vodafone Business, le trio propose « une offre complète de communication critique ». Olivier Koczan, responsable de la sécurité publique chez Airbus Defence and Space, qualifie quant à lui ce dispositif d’« outil ultime »pour les industries critiques.

L’offre repose sur le service Mission Critical Communications de Vodafone, une plateforme Airbus disponible en cloud et sur site, ainsi que la gamme de terminaux durcis de RugGear.

Vodafone précise que les terminaux répondent aux risques d’endommagement des appareils sur le terrain, et indique que cet accord plus large approfondit une relation avec Airbus initiée en 2025.

Le réseau de l’opérateur est configuré pour prioriser les communications du personnel d’urgence. Vodafone a lancé ce service en Allemagne et élargit désormais sa disponibilité à d’autres marchés européens.

Il précise que la plateforme sécurisée de communication critique Agnet d’Airbus peut connecter un grand nombre d’utilisateurs à des salles de contrôle.

Les terminaux RugGear offrent des spécifications de niveau militaire, des torches haute intensité, des scanners, un suivi GPS et des fonctions talkie-walkie (Push-to-Talk, ou PTT).

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