❌

Normal view

OpenAI, Anthropic et Google DeepMind se concertent sur la sécurité de l’IA

16 September 2026 at 19:44

OpenAI aurait confirmé avoir échangé sur la sécurité de l’IA avec ses rivaux Anthropic et Google DeepMind pendant plusieurs semaines, dans un contexte de préoccupations autour des risques posés par des modèles de plus en plus performants.

Chris Lehane, responsable des politiques publiques mondiales chez OpenAI, a estimé sur CNBC que la start-up d’IA ne pense pas que les entreprises aient besoin d’une dérogation antitrust pour se coordonner sur la sécurité, jugeant la collaboration préférable à des approches séparées.

S’exprimant le 15 septembre à Washington, Chris Lehane a ajouté qu’OpenAI soutiendrait une législation bipartisane visant à limiter les risques catastrophiques liés à l’IA.

Google DeepMind et Anthropic n’ont pas répondu aux sollicitations de CNBC, laissant OpenAI seule à confirmer ces échanges.

Les développeurs appuient sur le frein

Ces échanges surviennent après que plusieurs dirigeants du secteur ont publiquement appelé à ralentir le rythme de développement de l’IA de pointe.

Le directeur général d’Anthropic, Dario Amodei, a affirmé dans un essai publié le 12 septembre que les laboratoires de pointe devraient délibérément ralentir les gains de capacités. Il a averti qu’un essaim d’agents d’IA de plus en plus performants pourrait prendre le contrôle d’internet via un « réseau de zombies » (botnet) persistant d’ici six à douze mois.

Dario Amodei a proposé d’intégrer des évaluateurs indépendants au sein des laboratoires d’IA, d’adopter des normes de sécurité communes entre développeurs des pays démocratiques et de mettre en place une coordination réglementaire internationale.

Le directeur général d’OpenAI, Sam Altman, a soutenu cet appel à ralentir le développement de pointe. Il a qualifié d’« excellente » l’idée d’évaluateurs indépendants disposant d’un accès comparable à celui des salariés et indiqué qu’OpenAI adopterait la même approche. Il a ensuite précisé que ralentir ne signifiait pas arrêter le développement.

Sam Altman a également écarté l’idée d’une introduction en Bourse d’OpenAI en 2026, déclarant à Fortune que les préoccupations de sécurité rendaient ce moment mal choisi pour une entrée en Bourse.

Trump ne veut pas d’un ralentissement

Le président américain Donald Trump a cependant rejeté les appels à un ralentissement, estimant que des « forces très négatives » exagéraient les risques et affirmant que les États-Unis devaient préserver leur avance sur la Chine en matière d’IA.

La Chine a également balayé la proposition. Son ministère des Affaires étrangères a appelé à « une approche ouverte, inclusive et bienveillante » de l’IA, tandis que le journal d’État Global Times a qualifié le plan de Dario Amodei de « manuel de Guerre froide » destiné à contenir les ambitions du pays.

OpenAI précise que les échanges entre entreprises avaient débuté avant la publication de l’essai de Dario Amodei et avant la démission publique d’un ancien chercheur d’Anthropic, motivée par l’approche adoptée par les principaux laboratoires d’IA.

Ces échanges font suite à une proposition formulée en juillet par le président de Google DeepMind, Demis Hassabis, en faveur d’un organisme de normes pour l’IA de pointe piloté par les États-Unis, sur le modèle de la Financial Industry Regulatory Authority.

Demis Hassabis avait proposé un organisme public-privé, financé par le secteur et composé d’experts techniques indépendants, chargé d’évaluer les modèles avancés avant leur mise sur le marché.

The post OpenAI, Anthropic et Google DeepMind se concertent sur la sécurité de l’IA appeared first on Mobile World Live.

L’UE limite l’usage des réseaux sociaux par les enfants

16 September 2026 at 19:29

Alors que les inquiétudes grandissent autour des services en ligne addictifs et des systèmes d’IA de plus en plus performants, la présidente de la Commission européenne (CE) Ursula von der Leyen a présenté des mesures visant à restreindre l’accès des enfants aux réseaux sociaux dans le cadre du projet de règlement EU Kids Act,

« Nous assistons à une grande confiscation de nos enfants,a déploré Ursula von der Leyen dans son discours annuel sur l’état de l’UE devant le Parlement européen. On leur confisque leur attention, leur concentration, leur esprit ». Elle a expliqué que le texte baptisé EU Kids Act interdirait l’accès des moins de 13 ans aux réseaux sociaux et empêcherait les moins de 15 ans de disposer d’un compte personnel.

Entre 13 et 15 ans, les jeunes ne pourraient utiliser que des « mini-comptes » installés et surveillés par leurs parents, aux fonctionnalités limitées et à la durée d’utilisation restreinte. Les plateformes devraient également mettre en place des dispositifs de sécurité supplémentaires pour les utilisateurs de 15 à 18 ans.

« Nous renversons la charge de la preuve, a déclaré Mme von der Leyen. Les plateformes devront prouver qu’elles sont sûres. »

La Présidente de la CE a rappelé que les jeunes Européens passent désormais quatre à six heures par jour devant des écrans, pointant les inquiétudes liées aux fonctionnalités addictives, aux contenus préjudiciables, au cyberharcèlement et à la hausse des troubles du sommeil, de l’anxiété et du suicide.

« Nous n’avons pas à accepter des fonctionnalités addictives, a renchéri Mme von der Leyen. Nous n’avons pas à accepter que les enfants soient exposés à des contenus toujours plus extrêmes. Nous n’avons pas à accepter que les jeunes filles voient leurs photos détournées pour générer des images sexualisées par intelligence artificielle. »

Ces mesures s’inscrivent dans l’EU Kids Act, que la CE doit présenter le 17 septembre. La proposition introduirait des vérifications d’âge sur les réseaux sociaux, les plateformes de partage de vidéos, les boutiques d’applications, les jeux en ligne et les services d’IA.

La CE prépare également un règlement sur l’équité numérique (Digital Fairness Act) plus large, destiné à s’attaquer aux fonctionnalités de conception addictive au-delà des seuls services utilisés par les mineurs.

L’IA, pivot à risque

Qualifiée de « deuxième point de bascule de notre époque », l’IA a également occupé une place centrale du discours. Mme von der Leyen a averti que des modèles de plus en plus performants pourraient créer de nouveaux risques de sécurité, notamment des capacités de piratage renforcées et la possibilité que des systèmes auto-améliorants causent des dommages massifs.

Elle a révélé que la CE prévoyait de travailler avec des partenaires, dont le Royaume-Uni et le Canada, sur « l’évaluation des modèles, la vérification, l’alerte précoce, la sécurité de l’IA et bien plus encore », tout en recherchant une plus grande capacité de calcul européenne et des investissements dans les entreprises d’IA locales.

Ursula von der Leyen a appelé la région à utiliser l’IA pour soutenir des secteurs comme la santé, l’industrie, les transports et l’agriculture, tout en conservant un contrôle humain. « Notre approche est claire. Nous voulons l’IA (…) Mais surtout, nous voulons une IA qui respecte la capacité d’action humaine. »

Les inquiétudes mondiales autour du rythme de développement de l’IA se sont intensifiées cette semaine, les dirigeants d’Anthropic et d’OpenAI ayant appelé à un ralentissement du développement de l’IA de pointe, après l’avertissement lancé par des chercheurs à propos des risques existentiels liés à des systèmes de plus en plus performants.

The post L’UE limite l’usage des réseaux sociaux par les enfants appeared first on Mobile World Live.

L’accord Drahi/OXG ferait perdre 1 milliard d’euros à Vodaphone

16 September 2026 at 19:28

le cadre de la coentreprise haut débit allemande OXG, suite à la cession de la participation de son partenaire Patrick Drahi, via Altice.

Selon le Financial Times (FT), Vodafone devait percevoir des paiements différés de 487 millions d’euros, puis 595 millions d’euros supplémentaires de la part de Geodesia Holding, la structure du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi qui détenait la participation gérée par Altice, sous réserve d’atteindre certains objectifs commerciaux.

Cet accord a toutefois été remis en cause quand la Société Générale a accepté de racheter la participation de Patrick Drahi. Selon des sources, le groupe bancaire français ne serait pas soumis aux mêmes engagements que l’homme d’affaires, ce qui priverait Vodafone de ces versements.

Dans un communiqué publié en septembre après la conclusion de l’accord entre Geodesia Holding et Société Générale, Vodafone avait exprimé son soutien à la cession, expliquant que «cette opération garantit à OXG un partenaire financier engagé, permettant de poursuivre le développement de son réseau fibre en Allemagne, tout en préservant la flexibilité stratégique de Vodafone ».

Vodafone s’était associé à Altice, la société de Patrick Drahi, pour lancer OXG en 2023, chacune des deux entreprises détenant 50 % de la structure.

L’entité a cependant peiné à atteindre ses objectifs. Selon le FT, OXG s’était engagée à investir 7 milliards d’euros dans le déploiement de sa fibre pour raccorder plus de sept millions de foyers en Allemagne d’ici 2029, mais a fait face à des coûts plus élevés que prévu.

Le réseau ne couvre actuellement qu’un million de foyers. Vodafone devait percevoir son premier versement différé après avoir atteint 1,5 million de foyers raccordés.

The post L’accord Drahi/OXG ferait perdre 1 milliard d’euros à Vodaphone appeared first on Mobile World Live.

SES et Elveo dévoilent un plan de production D2D pour l’Europe

15 September 2026 at 19:47

SES a dévoilé des projets visant à établir des capacités de fabrication de satellites de connexion directe aux appareils (D2D) ainsi qu’une chaîne d’approvisionnement en Europe, aux côtés d’Elveo Mobile, dans le cadre d’une collaboration élargie destinée à accélérer le déploiement de ces services dans la région.

Basé aux Etats-Unis, le groupe Elveo Mobile est né de la fusion de Lynk Global et d’Omnispace, à l’issue de laquelle le luxembourgeois SES est devenu un actionnaire majeur de l’entité combinée.

Dans le cadre de cette collaboration élargie, SES utilisera la technologie brevetée d’Elveo pour permettre l’itinérance mobile des consommateurs, entreprises, gouvernements, institutions et acteurs de la défense européens.

SES et Elveo Mobile vont collaborer pour établir des capacités de fabrication et une chaîne d’approvisionnement européenne solide pour les satellites D2D en orbite terrestre basse (LEO), en s’appuyant sur la plateforme, la charge utile et la pile logicielle d’Elveo.

Ces satellites feront partie d’une architecture multi-orbitale combinant le réseau d’Elveo avec les systèmes géostationnaires (GEO) et en orbite terrestre moyenne (MEO) de SES, conçue pour offrir une connectivité sûre et fiable aux gouvernements et institutions européens, dont l’OTAN.

SES précise que les clients européens bénéficieront également de la distribution mondiale de l’offre d’Elveo, qui s’appuie sur les droits de spectre prioritaires en bande S de 2 GHz de ce dernier et sur une empreinte d’accès au marché mondial couvrant actuellement plus d’un milliard de personnes.

Adel Al-Saleh, directeur général de SES, indique que les utilisateurs européens grand public, professionnels et gouvernementaux méritent une connectivité multi-orbitale résiliente et sécurisée. Il ajoute que l’entreprise se prépare à la fournir en combinant les réseaux de SES avec les services D2D d’Elveo.

Ramu Potarazu, directeur général d’Elveo et ancien directeur général de Lynk Global, décrit SES comme le partenaire idéal pour déployer les services D2D en Europe.

« En travaillant étroitement avec SES, nous sommes convaincus de pouvoir accélérer l’accès à une connectivité D2D critique pour les opérateurs mobiles et les gouvernements européens qui en dépendent », a déclaré Ramu Potarazu.

The post SES et Elveo dévoilent un plan de production D2D pour l’Europe appeared first on Mobile World Live.

Les dirigeants télécoms européens appellent l’UE à corriger le tir

15 September 2026 at 19:45

Les plus grands opérateurs européens exhortent les décideurs de l’Union européenne (UE) à repenser une réglementation dont ils estiment qu’elle freine l’investissement dans la connectivité. Les textes sur le spectre, la fibre et la cybersécurité figurent parmi leurs principales préoccupations.

Dans une déclaration commune, 17 dirigeants de groupes télécoms européens, dont la directrice générale d’Orange Christel Heydemann, le président-directeur général de Telefónica Marc Murtra, le directeur général de Deutsche Telekom Tim Höttges et la présidente-directrice générale de Telenor Group Benedicte Fasmer, ont appelé l’UE à « corriger le tir » sur les projets de Règlement sur les réseaux numériques (Digital Networks Act, ou DNA) et de Règlement sur la cybersécurité (Cybersecurity Act, ou CSA).

Les dirigeants font valoir que des « réformes politiques incohérentes » risquent d’affaiblir la position du Vieux Continent. Ils soulignent que le secteur mobile a besoin de 475 milliards d’euros pour établir des réseaux mobiles de classe mondiale, ce qui « nécessite un changement d’échelle dans l’investissement ».

Le DNA, dévoilé par la Commission européenne (CE) en janvier pour moderniser et simplifier les règles de connectivité, vise à harmoniser la réglementation, faciliter les activités transfrontalières et encourager l’investissement dans les réseaux fibre et mobiles. Les opérateurs estiment toutefois que le texte ne parvient pas à améliorer l’environnement d’investissement et d’innovation pour la connectivité européenne.

Les dirigeants appellent à l’attribution par défaut de licences de spectre à durée indéterminée, avec des durées d’au moins 40 ans dans des cas exceptionnels. Ils expliquent qu’un abandon des enchères fréquentes libérerait des capitaux pour le déploiement de la 5G, de la fibre et de la future 6G, précisant que les opérateurs européens ont dépensé 110 milliards d’euros en licences de spectre au cours des douze dernières années.

Le groupe s’oppose également à l’obligation d’arrêt du cuivre, estimant que les opérateurs doivent décider eux-mêmes du moment propice à démonter les réseaux existants, en fonction de la demande des clients et des conditions de marché. Les opérateurs européens investissent plus de 30 milliards d’euros par an dans les réseaux de fibre jusqu’au domicile (Fiber to the Home, ou FTTH).

Filet de sécurité

Plus largement, les dirigeants des grands opérateurs appellent à s’éloigner des règles conçues pour les réseaux existants, estimant que « la réglementation doit rester un filet de sécurité » dans « un marché de la fibre de plus en plus concurrentiel ». Ils exhortent également les décideurs politiques à laisser davantage de marge à l’innovation pour les services 5G et 6G avancés, dont le network slicing et la différenciation de la qualité de service.

Quant à la cybersécurité, les opérateurs avertissent que les règles du CSA imposant le retrait des équipements de fournisseurs tiers jugés à haut risque, dont Huawei, pourraient entraîner jusqu’à 40 milliards d’euros de coûts de remplacement pour le secteur. Ils appellent à une « approche proportionnée, fondée sur le risque » tenant compte de mesures alternatives, ajoutant qu’une obligation générale de remplacement pourrait détourner des capitaux des investissements dans la fibre, la 5G et la 6G.

En définitive, le groupe estime qu’une connectivité renforcée soutiendrait la croissance dans l’IA, le cloud souverain et les technologies de défense. « En tant que dirigeants des principales entreprises télécoms européennes, nous sommes prêts à jouer notre rôle pour assurer le leadership technologique de l’Europe », déclarent les signataires de l’appel.

Parmi les autres signataires figurent des dirigeants de TIM, KPN, Proximus, Swisscom et Liberty Global.

The post Les dirigeants télécoms européens appellent l’UE à corriger le tir appeared first on Mobile World Live.

❌