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Vodafone et Airbus renforcent les terminaux d’urgence

17 June 2026 at 12:01

Vodafone Group et Airbus déroulent le tapis rouge à un fabricant de terminaux durcis dans le cadre d’une collaboration tripartite proposant aux services d’urgence et aux industries critiques européennes une offre de communication dédiée.

Les terminaux RugGear viennent s’ajouter à une offre combinant la connectivité de Vodafone et une plateforme de collaboration d’Airbus, dans une démarche que l’opérateur juge de nature à simplifier son offre auprès des services d’urgence et des clients entreprises.

Pour Marika Auramo, PDG de Vodafone Business, le trio propose « une offre complète de communication critique ». Olivier Koczan, responsable de la sécurité publique chez Airbus Defence and Space, qualifie quant à lui ce dispositif d’« outil ultime »pour les industries critiques.

L’offre repose sur le service Mission Critical Communications de Vodafone, une plateforme Airbus disponible en cloud et sur site, ainsi que la gamme de terminaux durcis de RugGear.

Vodafone précise que les terminaux répondent aux risques d’endommagement des appareils sur le terrain, et indique que cet accord plus large approfondit une relation avec Airbus initiée en 2025.

Le réseau de l’opérateur est configuré pour prioriser les communications du personnel d’urgence. Vodafone a lancé ce service en Allemagne et élargit désormais sa disponibilité à d’autres marchés européens.

Il précise que la plateforme sécurisée de communication critique Agnet d’Airbus peut connecter un grand nombre d’utilisateurs à des salles de contrôle.

Les terminaux RugGear offrent des spécifications de niveau militaire, des torches haute intensité, des scanners, un suivi GPS et des fonctions talkie-walkie (Push-to-Talk, ou PTT).

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Orange veut catalyser la croissance des start-up françaises

17 June 2026 at 11:59

Orange intensifie ses ambitions pour stimuler la croissance commerciale des start-up françaises. Le groupe a profité du salon annuel VivaTech à Paris pour détailler une stratégie en trois volets centrée sur l’achat, la distribution et l’intégration en entreprise.

L’opérateur affirme qu’il achètera directement aux start-up françaises lorsque leur technologie répond à ses besoins opérationnels et commerciaux, utilisera son réseau commercial pour mettre ces entreprises en relation avec des acheteurs publics et privés, et intégrera certaines technologies sélectionnées à son catalogue de services destiné aux entreprises.

Orange indique en outre vouloir renforcer la souveraineté numérique en s’attaquant aux obstacles de longue date rencontrés par les jeunes entreprises françaises : délais de contractualisation, accès limité aux grands comptes, manque de références commerciales et complexité du passage à l’échelle.

Par ailleurs, Orange Ventures, le bras d’investissement du groupe, annonce qu’il musclera son offre de financements en faveur des start-up travaillant dans l’IA, le cloud, la cybersécurité, la santé et la défense, dans le cadre d’une démarche plus large de confiance numérique.

Le groupe cite plusieurs entreprises avec lesquelles il a déjà collaboré dans ce cadre, mentionnant des partenariats fructueux avec le spécialiste de la cybersécurité Anozr Way, l’acteur de l’économie circulaire Circular Place, le développeur d’IA agentique H Company et la société d’optimisation des processus Kerys.

Cette initiative s’inscrit dans le partenariat de l’opérateur avec la Mission French Tech 2030, un programme soutenu par l’État visant à aider les start-up du pays à passer du stade pilote au déploiement commercial.

« La France doit voir émerger des start-up capables de franchir un cap industriel, de pérenniser leurs solutions et de conquérir rapidement leurs marchés, commente Christel Heydemann, directrice générale. Orange assume pleinement son rôle de catalyseur dans cette dynamique. En étroite collaboration avec la Mission French Tech, nous mettons à la disposition de l’écosystème des leviers industriels concrets – notre volume d’achat, notre force commerciale et notre expertise d’intégrateur – afin de propulser l’expansion de solutions françaises de confiance. »

« Notre priorité, c’est d’accélérer la croissance des start-up françaises pour faire émerger nos propres champions et renforcer notre autonomie, ajoute Julie Huguet, directrice de la Mission French Tech. Pour y parvenir, les grandes entreprises ont un rôle décisif à jouer en fléchant leurs commandes vers des solutions françaises et souveraines. »

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La France cesse ses relations avec Palantir au nom de la souveraineté de l’IA

16 June 2026 at 12:03

Paris dévoile un vaste plan en faveur de l’IA souveraine. Le gouvernement français annonce que ses services de renseignement cesseront désormais de travailler avec l’américain Palantir au profit d’une alternative locale, aux côtés d’un engagement à investir 655 millions d’euros dans la technologie à l’horizon 2030.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé ces plans dans une vidéo publiée sur X, alors que le pays poursuit ses ambitions de souveraineté technologique et sa volonté de réduire sa dépendance aux offres américaines. « Nous devons utiliser nos propres outils d’IA ; nous ne pouvons pas accepter de nouvelles dépendances stratégiques dans le numérique », a justifié le chef du gouvernement.

Le débat autour de la souveraineté continue de s’intensifier : les États-Unis ont récemment freiné l’accès à plusieurs modèles avancés d’Anthropic, invoquant des préoccupations de sécurité nationale.

La DGSI doit remplacer les outils de données de Palantir par une alternative développée par la société française à capitaux privés ChapsVision.

Palantir collaborait avec l’agence depuis une dizaine d’années et avait annoncé un renouvellement de trois ans en décembre 2025.

Des inquiétudes ont été exprimées au sujet de Palantir, dans un contexte de volonté européenne de réduire le volume de données sensibles traitées par des sociétés américaines.

La société a été cofondée par le milliardaire Peter Thiel, qui entretient des liens étroits avec le gouvernement américain.

Révolution française

Le Premier ministre a précisé que l’investissement de 655 millions d’euros serait consacré aux infrastructures, à la capacité de calcul, à la recherche et aux secteurs économiques et industriels.

Dans le cadre de ces plans, le gouvernement souhaite doter l’ensemble des fonctionnaires d’un assistant conversationnel de la société française Mistral AI, ainsi que d’un assistant de santé publique d’ici la fin de l’année.

« Nous pouvons subir cette révolution. Ou nous pouvons la conduire. La France a choisi. Elle relèvera le défi de cette révolution et entend y prendre toute sa place », a déclaré Sébastien Lecornu.

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