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Samsung mène une levée de fonds de 3 milliards d’euros pour Mistral

8 September 2026 at 16:32

Mistral a levé 3 milliards d’euros lors d’un tour de table de série D mené par Samsung Electronics, portant la valorisation de l’ex-start-up française au-delà de 21 milliards d’euros. Ces fonds devraient permettre à Mistral d’intensifier les efforts destinés à construire une IA de pointe souveraine.

Samsung a copiloté le tour de table aux côtés du Scaleup Europe Fund, soutenu par l’Union européenne (UE), et de PSG Equity, investisseur historique. Selon Mistral, cette levée constitue le plus important tour de table en capital jamais réalisé par une entreprise technologique européenne.

Parmi les nouveaux investisseurs figurent le fonds de capital-investissement Advent et le Grand-Duché de Luxembourg. Des investisseurs historiques, dont le premier actionnaire de Mistral, ASML, ainsi que Nvidia, Salesforce Ventures et Bpifrance, ont également participé.

Mistral indique que ces fonds serviront à développer sa recherche en IA de pointe et sa capacité de calcul, ainsi qu’à soutenir les investissements en infrastructures, le développement de modèles, la croissance commerciale et l’expansion internationale.

L’an dernier, la pépite française promue au rang de leader européen avait levé 1,7 milliard d’euros lors d’un tour de série C mené par ASML, pour une valorisation de 11,7 milliards d’euros.

L’entreprise indique que la demande croît pour une IA souveraine alliant performance et maîtrise, les entreprises et les gouvernements prenant en compte « les dépendances technologiques de long terme, les exigences de gouvernance des données et les choix de déploiement ».

Mistral met en avant son « approche intégrale et ouverte » ainsi que ses modèles à poids ouverts, se présentant comme une « couche d’IA souveraine » offrant aux organisations davantage de maîtrise sur leurs données, leurs modèles, leur puissance de calcul et leurs systèmes de production.

Dans la course

La quête européenne d’indépendance technologique a gagné en urgence après la décision américaine de juin de restreindre l’accès étranger à deux modèles d’IA avancés développés par Anthropic.

Johan Bergqvist, directeur financier de Mistral, a déclaré à Reuters qu’il était important pour l’Europe de disposer de « son propre type de fournisseur d’IA dans la course ». Il a ajouté qu’il existe « une dimension politique dans l’accès à ces solutions » et que les organisations doivent veiller à ne « pas compromettre » leur accès à la chaîne d’approvisionnement de l’IA.

Johan Bergqvist a également indiqué à l’agence de presse britannique que l’entreprise était en bonne voie pour atteindre 1 milliard de dollars de revenus récurrents annuels d’ici la fin de l’année, la croissance provenant de plus en plus d’Asie et d’Amérique du Nord. Il a ajouté qu’une éventuelle introduction en Bourse restait une option, bien que le calendrier reste « encore incertain ».

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La GSMA plaide pour l’attribution de la bande 6 GHz supérieure au mobile

8 September 2026 at 16:31

La GSMA a renouvelé son appel aux gouvernements et aux régulateurs afin qu’ils rendent disponible l’intégralité de la bande 6 GHz supérieure au mobile, estimant que le secteur est prêt à soutenir des déploiements à grande échelle.

Plus de 60 opérateurs, fabricants d’appareils, fournisseurs de puces, équipementiers réseau et autres acteurs du secteur ont soutenu cette position, la GSMA affirmant que les décideurs politiques doivent apporter davantage de certitude quant à la disponibilité future du spectre.

Selon la GSMA, un ensemble de pays représentant plus de 80 % de la population mondiale soutient désormais l’usage mobile de cette bande, qui couvre 6,425 GHz à 7,125 GHz. Ces fréquences ont également été intégrées aux feuilles de route nationales consacrées au spectre. Par ailleurs, les premières attributions de spectre ont déjà eu lieu, d’autres étant attendues en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie-Pacifique et sur le continent américain, à mesure que la demande du marché évolue.

La GSMA exhorte les décideurs politiques à inclure l’intégralité de la bande dans leurs futurs plans de spectre et à la rendre disponible pour des services mobiles macro-cellulaires à pleine puissance, estimant que cela apportera aux opérateurs la certitude nécessaire pour investir dans les réseaux futurs.

Elle souligne que la bande 6 GHz supérieure pourrait accroître la capacité dans les villes très fréquentées à mesure que le trafic de données mobiles augmente, soutenant l’évolution du 5G-Advanced et des futurs réseaux 6G. La bande pourrait également prendre en charge les largeurs de canal de 200 à 400 MHz attendues à l’ère de la 6G.

Pour Vivek Badrinath, directeur général de la GSMA, le secteur est « prêt à mettre le spectre 6 GHz supérieur au service des consommateurs et des entreprises du monde entier ». Il note en outre que « les gouvernements ont désormais une occasion importante de transformer l’harmonisation internationale en connectivité concrète ».

Vivek Badrinath fait encore valoir que « des décisions rapides et favorables à l’investissement en matière de spectre sont nécessaires pour donner aux opérateurs la certitude d’investir ». Il ajoute que de telles orientations politiques pourraient soutenir les ambitions numériques nationales et un développement mobile inclusif.

Effort mondial

Ce nouvel appel de la GSMA s’inscrit dans une série d’efforts répétés pour sécuriser la bande 6 GHz supérieure au profit du mobile. L’an dernier, l’association avait salué les orientations du groupe consultatif sur le spectre de la Commission européenne (Radio Spectrum Policy Group, ou RSPG), favorables à l’usage mobile jusqu’à 700 MHz.

Partout dans le monde, les pays étudient la meilleure façon d’utiliser la bande 6 GHz. En janvier, le régulateur britannique Ofcom avait proposé de partager la bande entre le mobile et le Wi-Fi, poussant la GSMA à avertir que cette approche pourrait limiter les futurs déploiements mobiles.

Parallèlement, la Chine a approuvé en mai des essais régionaux en 6 GHz pour la 6G, et plus tôt ce mois-ci, Nokia et Optus ont testé ce spectre sur plusieurs cas d’usage.

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Quatre grands opérateurs européens envisagent une coentreprise satellite D2D

8 September 2026 at 16:29

Les plus grands opérateurs mobiles européens auraient entamé des discussions visant à former un consortium candidat à l’attribution de fréquences adaptées aux services satellites, avec l’objectif de lancer des services conjoints de connexion directe aux appareils (D2D, direct-to-device) sur le continent.

Deutsche Telekom, Orange, Vodafone et Telefónica chercheraient selon Bloomberg à unir leurs forces pour sécuriser les fréquences que l’Union européenne (UE) a réservées à une entreprise européenne, dans le cadre d’un plan visant à renforcer sa souveraineté et à accroître la concurrence face à SpaceX d’Elon Musk, qui domine le secteur mondial du D2D avec Starlink.

L’UE a indiqué qu’elle fixerait des règles concernant la répartition du spectre en bande 2 GHz, réservant un tiers de l’allocation aux entreprises locales, un projet qui a suscité les foudres de SpaceX.

Selon la proposition de l’UE, un opérateur satellite obtenant l’essentiel du spectre devra être majoritairement contrôlé par une entreprise européenne, précise Bloomberg.

Vodafone est déjà notamment impliqué dans une coentreprise satellite avec l’américain AST SpaceMobile, conçue pour proposer des services D2D. Bloomberg indique que la participation à 50/50 dans cette société devrait être revue pour que Vodafone puisse prétendre à l’obtention du spectre.

Les licences actuelles pour ce spectre doivent expirer en 2027.

L’UE prévoit également de réserver un tiers du spectre au réseau satellite européen IRIS², un projet piloté par la Commission européenne et l’Agence spatiale européenne.

La constellation est construite par un consortium composé d’Hispasat, SES et Eutelsat, proposant principalement des services haut débit avec des capacités D2D limitées.

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L’ONU avance sur l’encadrement des robots tueurs

7 September 2026 at 16:33

Près de 130 pays ont appelé à l’instauration de restrictions sur les systèmes d’armes autonomes, ajoutant une dimension supplémentaire aux inquiétudes croissantes concernant l’IA incontrôlée.

Dans un message publié sur X le 5 septembre, le ministre néerlandais des Affaires étrangères Tom Berendsen a révélé que 128 pays étaient parvenus à un accord dans le cadre d’une initiative des Nations unies (ONU) visant à répondre aux défis posés par les systèmes d’armes létales autonomes (SALA), en définissant ce que sont ces systèmes.

L’accord constitue une « étape importante » dans la régulation de ces systèmes, a écrit Tom Berendsen.

Plusieurs médias ont cité une dépêche de l’Agence France-Presse (AFP) expliquant que cette définition des SALA constitue la première étape vers une éventuelle réglementation. Un encadrement est jugé nécessaire par l’ONU pour garantir que les systèmes autonomes ne violent pas le droit humanitaire international, qui interdit de cibler des civils lors de conflits.

Les informations de l’ONU indiquent que cet accord entérine des travaux entamés en 2023 sur l’impact des technologies émergentes sur les SALA.

Lors de diverses réunions, des experts gouvernementaux ont défini ces systèmes comme « une ou plusieurs » armes pouvant fonctionner ensemble pour « identifier, sélectionner et engager une cible avec force, sans intervention humaine ».

Question de vie ou de mort

Ces inquiétudes revêtent une importance particulière dans plusieurs conflits mondiaux en cours, des informations faisant état de tests de flottes de drones autonomes par la Russie et l’Ukraine dans le cadre de leur guerre.

Fin août, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et Mirjana Spoljaric, présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), avaient conjointement exprimé leurs inquiétudes face aux capacités croissantes de l’IA, en particulier son usage dans des scénarios impliquant une force létale.

« Nous sommes désormais dangereusement proches de franchir une ligne rouge morale : le ciblage autonome d’êtres humains par des machines », a déclaré Antonio Guterres.

Mirjana Spoljaric a qualifié les systèmes de ciblage autonome de « moralement répugnants ».

L’ONU et le CICR ont exhorté les nations à agir rapidement pour convenir de règles mondiales et à continuer de plaider pour que les humains restent impliqués dans les « décisions de vie ou de mort ».

Le 7 septembre, le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a réclamé une action plus rapide sur l’encadrement de l’IA dans son ensemble, avertissant dans un discours que la technologie représente un « risque existentiel pour l’humanité » et déplorant le « pouvoir quasi illimité » qu’une « poignée d’hommes » détient sur cette technologie.

Volker Türk a appelé à une vérification indépendante et à « une collaboration bien plus forte en matière de sécurité », tout en exprimant son inquiétude quant à l’impact potentiel de l’IA sur l’emploi, la démocratie et l’environnement.

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